Coquille vide

Ça fait longtemps que je ne suis pas venue par ici, écrire. Ni même venu voir ce qui se passait. Ça fait longtemps aussi que je n’ai pas pris le temps. Pourtant je l’ai. Je ne fais rien. Pas de photos, pas de looks, pas de shoot makeup comme j’aime le faire, ni même de vidéo. J’suis au point mort, je ne fais rien. Absolument rien, à par regarder le plafond de ma chambre. 

Depuis quelques jours déjà je me dis que je devrais venir par ici et y poser quelques mots. Ils m’ont toujours aidé et ça m’a toujours apporté. Mais même ça j’y arrivais pas. Chaque soir, je me disais « allez, demain tu écris ». Et puis non. Je préférais mon plafond. J’ai essayé de me bouger, mais rien.

Pourtant j’ai des idées que j’ai écrit et éparpillé un peu partout dans mon téléphone ou mes carnets. Mais pas la motivation. Par exemple j’adore faire des articles looks, mais impossible de me voir en photo en ce moment. Je déteste mon corps, ce qu’il me renvoie en pleine face. J’ai toujours un peu honte d’écrire ça, car j’entends encore et déjà les « non mais tu n’as pas le droit de te plaindre ». Ce qui renvoie à un article que j’avais écrit il y a quelques mois, sur les critères de complexesMais c’est comme ça, c’est ce que je ressens et on ne contrôle pas.

Il m’arrive souvent d’être en conflit avec lui, d’où les nombreux article à son sujet. Mais là je sais pas, c’est différent. Plus fort et plus intense. Une haine. C’est trop. 

Pas bien dans mon corps donc dans ma tête non plus. L’un pas sans l’autre, de vrai inséparable. 

En réalité c’est faux, je n’ai pas rien fait. J’ai essayé de monter des vidéos, j’ai fait quelques makeup, tenté des looks. Mais le résultat final était le même à chaque fois : je n’étais pas contente. Je n’aimais pas car je savais que c’était pas sincère. J’avais pas envie. Alors que j’ai envie d’avoir envie, j’adore ce que je fais. Mais le fait de pas être en accord dans ma tête faisait en sorte que je détestais tout ce que j’accomplissais. Je me sentais et me sens nulle. Et je sais que si ça allait dans ce fichu cerveau et bien j’aurais été satisfaite et contente de pour partager ce contenu. Mais là c’est comme s’il avait l’empreinte de la négativité. 

Je n’arrive pas à comprendre ni savoir ce qui cloche. C’est fou non ? Pas tellement en soit. Ce qui est encore plus fou, c’est les autres. Ceux qui aimeraient que je leur donne une réponse. Je ne peux pas donner ce que je ne possède pas. Ma seule réponse à cette question est : « Ce qui cloche, c’est moi. » C’est la seule explication. Et je sais qu’il n’y a que moi pour trouver la réponse. La vrai. 

Au début j’ai fait semblant, j’ai fait comme d’hab, j’ai fait comme si. Comme si c’était bon, alors que ça ne l’était pas. J’ai même fait du tri, ranger et réorganisé ma chambre, histoire d’y voir plus clair. Mais vider sa chambre ne vide pas l’esprit. J’ai compris.

Sauf que j’ai l’impression d’avoir l’esprit vide. D’être une coquille vide de sens. Comme si, il y avait tellement de brouhaha dans ma tête que mon cerveau c’était mis en sourdine. Comme mon sommeil. L’insomnie est devenue ma meilleure amie. On est des inséparable elle et moi, on s’aime mais on se déteste. Je passe mes nuits dans le noir à regarder le plafond. Et puis je cherche des mots pour expliquer. Comme là je cherche mes mots pour exprimer tout ça, mais j’y arrive pas, alors je vais m’arrêter là. 

 

 

 

 

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