Ce que renferme une photo

Je suis tombée sur ces photos et ça m’a rappelé comment j’étais à ce moment là. Plus précisément comment je me sentais à cette période et ce jour là. Ce jour là, j’me sentais bien. Heureuse ? Possible. J’arrivais à dormir la nuit, peu de cauchemar, je riais avec envie. J’me souviens avoir écrit ces mots : « S’en foutre de tout, s’en foutre de nous. Se réveiller à pas d’heure, à n’en plus savoir quel jour on est. Vivre au jour le jour, et puis merde on verra bien ? » Ouais on verra bien pas vrai ? On s’en fou. J’étais juste bien, juste moi. Moi même en fait. C’est pas facile d’être soi, et puis sérieux ça veut dire quoi ? Encore un truc à la con.

J’les ai regardé, et j’avais envie d’y retourner. De revivre ce jour là afin de ressentir ce sentiment de satisfaction. C’était en Octobre, début des temps froid mais pas totalement. Encore un voyage en train mais court cette fois. Pas plus de 30min. Dommage j’aime bien être dans les transports. J’avais encore du partir sur un coup de tête. C’est toujours comme ça que ça se passe de toute façon mais c’est ce que j’aime. C’est devenu une habitude et j’y prend goût. J’allais rejoindre mon p’tit Démon roux. Une rencontre de galère mais ma meilleure galère putain. Un billet aller mais pas de retour. C’est un peu la base, on part mais on sait pas quand on revient. Y’a rien de mieux, juste se laisser porter. Partir pour rien, faire exactement la même chose que chez soi sauf qu’on n’est pas seule. Elle est là la différence. 

À cette période je jonglais entre ici et Paris. Dans le speed, plein de choses en tête. Des réveils tôt le matin, des heures de métro, peu de sommeil, beaucoup de fatigue mais c’était pas le plus important. Courir partout, ne plus savoir où on en est mais dans le bon sens. Ça veut dire que tu bouges, que t’es là, t’existes. Je pense ne m’être jamais senti aussi vivante qu’à cette période. La peur était là, c’est une constante mais elle était plus une force qu’un poids. Des doutes, toujours, des craintes, évidement mais ça fait parti du jeu. C’est le prix à payer comme on dit. 

En revoyant ces photos, j’me suis dit « j’veux y retourner et revivre ». Ouais j’veux revivre et ressentir cela encore mais puissance 1000. C’est encore possible, se sentir bien, passer de bons moments, avec les bonnes personnes, les bonnes galères. Celles qui vous font rire et qui vous décrochent une crampe quand on les raconte. Celles qui marquent. Et même si j’sais toujours pas de quoi demain sera fait, c’est pas grave. Pour le moment j’vis dans l’incertitude mais une incertitude qui me fait vivre.

C’est fou ce que peut contenir une simple image fixe. Tous ces souvenirs qu’elle contient. C’est dingue pas vrai ? Et puis tout ce que l’on peut ressentir simplement en posant les yeux dessus. Ça en deviendrait flippant, mais ne voyons pas le mal partout, le monde s’en occupe déjà. Les souvenirs ça peut faire mal, rendre nostalgique ou juste nous faire du bien. Et c’est ce que ça m’a fait : du bien. J’avais envie de poser ça, de l’écrire pour le voir. Peut-être pour mieux y croire. Me rassurer et me dire que c’est pas grave. Qu’il y a des moments, des phases où tout part en couilles mais que le répit existe aussi.  C’est qu’un mauvais moment à passer.

Alors si jamais rien ne va plus, que tout part en vrille. Les photos sont vos meilleurs souvenirs. Ils vous feront vous souvenir qu’à un moment ça allait, c’est donc possible. Difficile mais pas impossible.

8 Comments

  1. JessChpl

    C’est si bien dit, et tellement vrai !
    Je te suis depuis un petit moment, et j’adore la façon « indifférente » que tu as de t’exprimer. En fait, toute la personne que tu es !
    Continue surtout ♥️♥️

    Xx, Jess.

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