Pas de rentrée cette année, une année pour prendre le temps ?

Hier, 4 Septembre, c’était la rentrée pour la plupart d’entre vous, pour d’autres c’était aujourd’hui et pour les plus chanceux ce sera plus tard encore. De mon côté il n’y en aura pas cette année de fameuse rentrée. Et c’est de cela dont j’avais envie de vous parler. D’une part parce que j’ai reçu pas mal de questions à ce sujet. Mais aussi et surtout parce que j’en ai envie tout simplement.

Pas de rentrée ? Comment ça ?

Non pas de rentrée que ce soit scolaire ou nouveau boulot. J’ai souvent abordé le sujet ces derniers mois concernant ma scolarité, mes doutes et mes questionnement. Vous pourrez retrouvez tous les articles dans la catégorie « Journal Intime » ou alors juste ici : Trop de questions, prendre le risque, donner un sens, je ne sais pas.

Se laisser le temps ? 

Il me semble avoir vaguement abordé le sujet dans un des articles, concernant le fait que je me laissais cette année pour réfléchir, y voir plus clair et aussi prendre soin de moi. C’est une décision qui n’est pas des plus facile à prendre puisque tout est flou à ce moment là. Et puis on se pose cette question « qu’est-ce que je vais faire pendant cette année ? » Et là, rebelote des centaines de questions se ramènent et c’est un chantier pas possible.

Mais c’est aussi une décision qui s’est comme imposée à moi. Oui j’ai laissé les choses se faire et trainer en long et en large. Je n’avais pas l’envie ni la motivation et je pars du principe que l’on ne peut pas forcer quelqu’un à faire une chose dont il n’a pas envie (enfin pour ma part).

Courir après le temps ?

Lorsque je dis que ça s’est imposé à moi, j’entend par là que j’ai tellement laissé les choses trainer qu’il était trop tard pour les inscriptions. C’était peut-être inconscient de ma part mais au final, avec un peu de recul je me dis que c’est pas si mal. Au départ j’ai trouvé ça dure à accepté car j’ai le sentiment de courir après le temps. J’ai toujours été stressé de redoubler et j’étais sans cesse en train de calculer mon nombre d’études (avouez j’suis pas la seule), « J’ai 18 ans donc si je fais ça comme ça, je termine à 23 ans c’est bon c’est pas tard ».

Puis mon « premier » échec, je n’ai pas eu ma troisième année de Psychologie du premier coup, donc j’ai (comme je dis souvent) perdu une année. Alors là c’était amer et c’était comme si mon monde s’écroulait. Ensuite je me suis raisonnée et dit « bon sa repousse à 24 ans, ça va c’est pas si grave ». Non bien sur que non que ça n’était pas si grave mais c’est comme si je n’avais pas le temps. Je cherche à rattraper je ne sais quoi, enfin si je sais mais on ne peut pas rattraper certaines choses comme le temps voler. Du coup, je me laisse le temps, on verra bien.

Ça ne serait pas un caprice ?

Certain penseront que c’est un caprice, ou la flemme, soit, mais non. C’est simple je ne me voyais tout simplement pas m’inscrire dans une fac ou une filière qui ne me plaisait pas forcément juste pour faire plaisir à ceux qui m’entouraient. À cette période (là où les inscriptions étaient encore possible) j’ai ressenti énormément de jugement, de déception et de pression. Beh oui je ne me bougeais pas le cul, ne faisais rien pour et restais là à ne rien foutre. Parce que je n’avais tout simplement « pas envie » et que j’avais la « flemme », et tout ça pour le plaisir bien sur ! #secondegré

Je suis du genre têtu avec un caractère de merde et c’est pas maman qui me contredira la dessus. Et je n’ai pas besoin et encore moins envie que l’on me dise ce que j’ai à faire « aujourd’hui tu appelleras pour les écoles » – « tiens demain tu feras ça ». En fait, je n’aime pas que l’on me prenne par la main, j’ai pas envie. Alors c’est bête, surement, mais chacun est différent. Certains auront besoin qu’on leur dise ce qu’ils doivent faire, qu’on fasse toutes les démarches pour eux. Et d’un coté tant mieux si cela leur convient et si cela leur permet de réussir. Mais voilà, désolé mais ça n’est pas mon cas et malheureusement certain n’ont pas comprit.

Se sentir entièrement impliquée.

Personnellement j’ai besoin de faire les choses par moi même. Attention cela ne m’empêche pas d’envoyer un message aux copines ou d’appeler maman quand je suis vraiment au fond. Mais voilà j’ai besoin de me sentir impliquée dans ce que je fais, de faire par moi même. Quitte à me tromper parfois mais j’apprend. Prendre mon ordinateur et faire un tas de recherches, prendre des références, appeler, bouquiner faire toutes ces choses là par moi même. En gros j’ai la nécessité et le besoin de me sentir entièrement impliquée dans ce que je fais (peut-être même contrôler ?), ce qui est compréhensible je trouve.

Je n’aime pas me laisser faire car ça me laisse le sensation que je sais pas faire, que je suis qu’une merde. Et c’est exactement ce que j’ai ressenti. On est tous différent et on fonctionne tous différemment, c’est comme ça. Alors ne jugeons pas.

C’était pas si simple qu’un « j’ai pas envie ». 

Parfois un coup de pied au cul n’est pas forcément utile. Il faut savoir prendre conscience des choses. J’avais envie, au fond de moi j’étais « allez demain tu fais ça, ça et ça. Allez tu vas y arriver. » Mais le lendemain matin j’étais et je suis toujours la même loque et la même merde que la veille. Impossible de me coucher le soir, et de me lever le matin. Envie de rien. Puis rester là, les yeux dans le vague. Vous savez j’ai plein de rêves inavoués, des envies mais je n’ai envie de me lancer pour la simple et bonne raison que : je ne suis pas prête. Voilà c’est dit. Je ne suis pas prête. 

« Mais du coup concrètement tu vas faire quoi cette année ? »

THAT IS THE QUESTION ! Oui la question que pas mal se posent et moi la première. En même temps je suis concernée, il est donc normal que je me la pose. Le contraire serait inquiétant. Et bien je n’ai pas de réponse claire et précise à vous donner. Vous êtes déçu hein ,vous en faites pas vous n’êtes pas les seul(e)s. Je ne vous cache pas que cela me fait tout drôle de ne pas avoir de rentrée et de ne pas savoir de quoi mes journées seront faites. Mais ça me laisse l’opportunité d’être créative n’est-ce pas ?

Je pense que je vais devoir réapprendre les bases. Respirer, marcher, manger, me lever. Toutes ces petites choses anodines et habituelles. En fait j’aimerais me sentir comme sur cette photo : libre. Libre de moi même. Réapprendre à vivre et pour cela en avoir envie tout simplement.

Merci à ceux qui auront eux le courage de lire mes mots jusqu’au bout. Je ne pensais pas que l’article prendrait cette tourne. Au départ, je comptais simplement vous faire par de mon ressenti par rapport à cette rentrée. Mais je me rend compte que je n’en ai pas réellement. Le stress habituel de chaque rentrée me manque mais en échange j’ai une autre sorte de stress et de peur. (Cf « Je ne sais pas de quoi demain sera fait« ) 

Merci aux copines qui se reconnaitront et à eux, mes hommes de l’ombres et mon héros (maman). 

Bisous pamplemousses !

13 Comments

  1. Je comprend tes mots, je reprend les cours après avoir fait un report d’année l’an dernier. Faire une pause fait du bien, il faut écouter son corps ❤
    Pleins de bonnes ondes ma jolie, tu es une personne fantastique !

    Xx Margaux
    Notyourmodel.com

  2. Marion

    Alors là je suis obligée de commenter. Pour t’envoyer un soutien virtuel, et te dire qu’en effet, tu n’es pas la seule sans « rentrée », et avec un vide immense devant soi.
    J’ai 27 ans. Au lycée j’étais passionnée d’histoire, alors sans trop réfléchir j’ai commencé une fac d’histoire. Aucun redoublement dans ma vie, et j’ai obtenu mon master à 23 ans. Bien. Le problème c’est que je vivais déjà à moitié en Angleterre (pour raison amoureuse) et que je n’avais aucune envie de continuer ma route en France. Et l’enseignement ne me disait trop rien.
    Sauf que petite française sans expérience là bas, trouver du boulot n’a pas été une mince affaire. J’ai eu un petit job dans une boutique et j’ai adoré. Mais mon copain me mettait la pression pour faire un doctorat, alors que je n’en avais aucune envie. Et si je voulais juste être une vendeuse souriante ? Si ça, ça me rendait heureuse ?
    Après de longues et nombreuses disputes, j’ai gagné la bataille dira t-on, je ne ferais pas de doctorat. Mais comme à la rentrée je n’avais pas de projet, j’ai décidé de tenter une année de préparation au concours du capes, qui s’est soldée par un échec. Une année pour rien. Je comprends très bien cela.
    Du coup retour en Angleterre, où j’ai trouvé un poste sympa dans une boîte sympa. Certes IL y’a bien mieux mais j’avais mon petit salaire, une super équipe internationale, je m’y sentais très bien. Pour la première fois je me suis sentie à ma place, et je m’y suis complètement épanouie. J’y suis restée pendant deux ans, avant de rentrer en France cette année, parce que j’ai décidé de quitter mon copain.
    Maintenant je ne sais plus. J’ai un bac +5, je suis bilingue mais visiblement ça n’intéresse personne ! J’ai déjà envoyé des tonnes de CV depuis deux mois, et rien.
    Et cette rentrée a un goût amer. Je me sens tellement en recul par rapport aux autres. Ma petite vie de couple stable (mais chaotique) s’est effondrée, et professionnellement c’est le néant.
    Je me demande si je ne repartirais pas à l’étranger, je ne me sens pas forcément bien en France.
    En même temps je me dis que récemment j’ai traversé une tempête émotionnelle, que je suis toujours très mal, et que je mérite de prendre le temps. Prendre le temps de faire les bons choix. D’être un peu égoïste pour une fois. De ne pas me comparer aux autres.
    La vie n’est finalement pas un long fleuve tranquille pour tous. Pour certains c’est plutôt une mer en pleine tempête ! Et prendre le temps de guérir, c’est aussi s’assurer de meilleures bases pour la suite. Surtout ne pas se sentir coupable, je crois que c’est important.
    Je ne me fais pas de soucis pour toi, tu es talentueuse, créative et courageuse, tu vas trouver comment utiliser cette année et vers où diriger ton avenir. Pareil pour moi sûrement.
    Bon courage beauté !

    • GoHope

      MERCI MERCI MERCI !!
      Ça peut paraitre bête mas ça me rassure. Il y a tellement de parcours, jamais les même et c’est riche je trouve. Tu as fait énormément de chose et puis tu as pensé à toi. C’est dur mais parfois nécessaire et tu as bien fait. Si tu ne te sens pas bien ici alors va là où tu es bien. Voyage si c’est ce que tu aimes faire. On trouvera bien,on a un déclic un matin !
      Tu es persévérante ça se sent alors je te souhaite le meilleur pour la suite !

      Des bisous et prends soin de toi ! <3

  3. C’est bien d’avoir écrit tout ça. Je sors justement de ma « premiere » année où j’ai commencée sans rien, comme toi, ni études ni job. Et j’ai jamais été aussi active et heureuse. J’contais écrire un petit truc à propos de ça justement, du stress qu’on se met pour rien, de toutes les possibilités de la vie qu’on ignore en restant bloqué dans le système études – boulot qui semblent inevitable. Je vais faire un petit tri dans mon blog et je t’envoie ça 🙂

    • GoHope

      Ça fait du bien t’écrire tout cela et de poser les choses. Et depuis cette décision je n’ai jamais été aussi active !
      Oui écrit ça peut être que bénéfique !
      🙂

  4. Laouar

    Totalement en phase avec toi en ce moment . Je « devais » continuer mes études , trouver une alternance …

    Le souci c’est que c’était surtout pour les autres ! Ducoup cette année je compte bien découvrir un tat de choses 🙂

  5. Hello ma belle,

    Tout d’abord, sache que tu n’es pas la seule dans ce cas. J’ai été dans cette situation pendant 2 ans… Et même aujourd’hui, je ne suis pas totalement certaine d’en être sortie.
    Comme toi, j’ai tenté une première année de psychologie… Mais grosse erreur qui m’a pris d’arrêter en cours d’année parce que je ne me sentais pas capable de réussir. Puis j’ai tenté une année en Droit… malheureusement trop dur pour moi! Et cette année alors que je souhaitais reprendre la Psychologie… Les facs m’annoncent qu’elles sont pleines.
    Cette année, je commence alors une nouvelle année en Sociologie… Je n’ai aucune idée de savoir si cela va me plaire ou non…

    Alors courage, tu n’es pas seule. C’est tellement dur de trouver sa voie. Je n’ai que 19 ans, tu vas me dire que j’ai la vie devant moi mais… toi aussi!

    Puis je vais te faire une confidence personnelle, mon grand-père m’a tant de fois répété que parfois il ne faut pas se mettre la barre trop haute. Que parfois, le chemin de la réussite n’est pas seulement en passant par dessus la barrière… On peut aussi passé en dessous… ❤️

    Marchofsoftness ♡

    • GoHope

      Hello !

      Merci, ça fait du bien de se sentir moins seule dans ce cas..
      Waw tu ne t’es pas laissé abattre c’est super d’avoir essayer tout cela je trouve.

      Ahah cette fameuse phrase « tu as la vie devant toi » oui mais laquelle ? C’est ce qu’on cherche tous !
      Merci à ton grand-père, un conseil qui peut être utile !

      Des bisous ! <3

  6. Je pense que c’est pas plus mal de prendre une année. Surtout dans ton cas, avec les mots que j’ai lu, je pense que ça pourrait t’être bénéfique. Quand on en a pas envie, il ne faut pas se forcer, ça mènerait à faire les choses sans goût voire à être dégoûté de ce que l’on fait, alors ce n’est peut être pas une mauvaise idée cette année! C’est aussi l’occasion de se poser, prendre du recul, prendre soin de soi et pourquoi pas se redécouvrir. En tout cas, j’espère que tu sauras trouver ton chemin!

Laisser un commentaire